Les ONG palestiniennes, les Frères musulmans et l’extrême-gauche européenne

À Gaza, le réseau d’organisations non gouvernementales (ONG) est étroitement lié aux Frères musulmans en Europe et à l’alliance « Rouge-Vert », composée de la gauche européenne et des Frères musulmans.

A Ramallah, le réseau d’ONG demeure motivé par la gauche historique palestinienne ; des anciens communistes et des organisations terroristes marxistes telles que le Front populaire et le Front démocratique.

Les ONG à Ramallah sont très radicalisées, marquées par la haine d’Israël et des États-Unis et provoquent des tensions entre l’Europe et l’Amérique, qui se sont accentuées depuis l’avènement de Donald Trump.

En 2006, lors des dernières élections au Conseil législatif palestinien, les partis de gauche n’avaient pas réussi à imposer leur idéologie et une infime minorité seulement est représentée au Parlement palestinien. Toutefois, ces partis conservent leur pouvoir politique grâce aux cadres des ONG, et des subventions et aides financières européennes.

Mustafa Barghouti, porte-parole des ONG à Ramallah a été auparavant chef du parti communiste en Cisjordanie. Lors des élections présidentielles de 2006, il s’est présenté contre Abbas et a remporté 20% des voix. Il s’oppose farouchement à toute négociation avec Israël et lorsque l’ancien Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a tenté de promouvoir un accord de paix, Barghouti était le premier à organiser des manifestations contre lui.

Soulignons que les derniers affrontements dans la bande de Gaza, la soi- disant « Marche du retour », qui a débuté le 30 mars 2018, n’ont pas été initiées par le Hamas, mais par des organisations de la société civile (ONG). Au départ, le soutien du Hamas était presque inexistant mais dès que les violences ont eu un grand retentissement et ont fait la une des journaux dans le monde arabe et partout ailleurs, il a pris en charge toutes les activités en écartant les organisateurs membres des ONG.

En fait, ces ONG sont les mêmes qui avaient organisé les flottilles à Gaza, et notamment la tristement célèbre Mavi Marmara.

Depuis, toutes leurs tentatives de relancer de nouvelles flottilles ont été vouées à l’échec.

Le logo du Mouvement d’Initiative Palestinienne de Mustafa Barghouti

Au sein du pouvoir palestinien, deux forces principales s’affrontent : le Fatah et le Hamas. Cependant, à la lumière des récents événements à Gaza – et de l’éclatement de l’opposition à Ramallah contre les sanctions de Mahmoud Abbas imposées à Gaza – les « frères ennemis » palestiniens collaborent par l’intermédiaire des réseaux d’ONG.

Il est clair que sans les ONG de Ramallah, ces mouvements auraient disparu depuis longtemps du paysage politique palestinien.

Certes, il existe diverses ONG dans d’autres villes de Cisjordanie, toutefois celles de Ramallah, ont renforcé par leur présence, non seulement le centre politique officiel de l’Autorité palestinienne, mais également celui de la société civile. Elles existent bien avant les Accords d’Oslo et fonctionnent en dehors du cadre officiel de l’Autorité palestinienne.

En général, ces organisations non gouvernementales sont actives au sein des régimes dysfonctionnels tels que l’Autorité palestinienne.

Communément appelées ONG, ce sont généralement des organisations à but non lucratif et parfois internationales indépendantes des gouvernements et des organisations gouvernementales internationales (bien que souvent financées par des gouvernements) actives dans les domaines suivants : humanitaire, éducatif, santé, politiques publiques, société, droits de l’Homme, environnement.

Ces organisations revêtent une importance particulière dans les pays musulmans, où des organisations islamistes telles que les Frères musulmans ou le Hamas comblent le vide laissé par des gouvernements dysfonctionnels afin de créer des organisations caritatives et, par leur intermédiaire, recruter des sympathisants et construire des infrastructures pour commettre des actes terroristes.

L’Europe finance la plupart des besoins du réseau d’ONG à Ramallah. Elles reçoivent leurs budgets en Europe et fournissent à leur tour aux diplomates européens leur point de vue sur la situation de l’Autorité palestinienne et le conflit avec Israël.

Cette relation symbiotique a un effet contreproductif et grave à la fois sur l’Europe et la solution du problème palestinien. Les forces politiques, qui constituent l’armature des ONG à Ramallah, sont très radicales, marquées par la haine d’Israël et des États-Unis. Elles fomentent des tensions entre les capitales européennes et l’Amérique.

L’Europe leur fournit un espace convenable et confortable pour inciter et assimiler les messages toxiques qu’elles propagent. Elle a même tenté de forger un leadership pro-européen en dehors du réseau des ONG. Lorsque Salam Fayyad, a démissionné de son poste de Premier ministre et créé sa propre ONG, qui employait le fils et l’épouse du chef du Tanzim emprisonné, Marwan Barghouti, l’Autorité palestinienne a exigé la fermeture de ce réseau non-gouvernemental. Les Européens sont intervenus pour protéger les activités de Fayyad. Finalement, suite à de fortes pressions de Ramallah, il céda et ferma son organisation.

Soulignons que le site NGO Monitor suit de près les activités dommageables de ces ONG et les relations étroites que l’Europe entretient avec elles. En réalité, ces ONG perpétuent la tradition de la Conférence de Durban de 2001. Elle avait tenté d’expulser Israël et les États-Unis des organisations internationales.

La relation entre les ONG et l’Autorité palestinienne est complexe. Ramallah craint en effet que les ONG ne soient un réseau gouvernemental alternatif que l’Europe promouvra le jour où l’Autorité palestinienne s’effondra. Toutefois, l’Autorité palestinienne a adopté l’idéologie et les idées politiques des ONG, telles que le BDS et la lutte « non-violente » accompagnée de pressions européennes sur Israël.

En raison des relations étroites avec l’Europe, les diverses organisations terroristes qui constituent certaines des ONG ne pouvaient plus continuer à promouvoir publiquement le terrorisme. En revanche, elles ont développé un modus vivendi adapté à tout ce que l’opinion publique européenne peut accepter : la lutte « non-violente », « pacifique » (silmi ) pour la « libération nationale ».

Le Fatah d’Arafat ne pouvait pas adhérer à cette doctrine non-violente, comme l’ont clairement révélé les Première et Deuxième Intifadas. Au début, les ONG ont essayé, avec le soutien de l’Europe, de mener une vaste campagne de lutte publique sous forme de grèves et de manifestations, mais le Fatah a sapé cette approche en incitant à des attaques terroristes. La Deuxième Intifada a pris un caractère purement terroriste et a retiré les ONG du théâtre des opérations.

Le Fatah considère les ONG comme une force concurrente mettant en danger son règne et suit une stratégie différente de celle de sa “lutte idéologique”. Parallèlement, le Fatah est prêt à tenir compte de la doctrine des ONG et à en adopter des parties qui n’annulent pas la « lutte armée ».

À la fin de la première intifada et de la signature des accords d’Oslo, Mahmoud Abbas a fait des déclarations divergentes de la stratégie de lutte du Fatah. Lors d’une réunion du Comité central du Fatah à Tunis en octobre 1993, il a déclaré : « L’ère de la révolution est révolue. L’étape de la construction a commencé. »

L’interaction entre les ONG et l’Autorité palestinienne est évidente dans le fait que les deux dirigeants radicaux du réseau des ONG ont servi ou servent dans des postes officiels de l’AP. Riyad al-Maliki est ministre des Affaires étrangères et a directement incorporé les méthodes des ONG dans la politique étrangère palestinienne. Mustafa Barghouti, le porte-parole des ONG, était ministre de l’Information dans le gouvernement d’Union dirigé par le Hamas.

Il y a cependant une différence entre les deux leaders. Alors que Barghouti est lié au Hamas et même au Jihad islamique, Maliki a déclaré à l’auteur de ces lignes, juste après la victoire du Hamas aux élections de 2007, que si le Hamas prenait le contrôle de la Cisjordanie, lui et d’autres de sa génération émigreraient.

Alors que Maliki utilise les méthodes des ONG comme politique officielle, Barghouti continue à faire fonction de porte-parole de la politique de haine et de diffamation de l’Autorité palestinienne.

Il convient de tenir compte de ce que dit Mustafa Barghouti, car il semblerait que l’OLP puisse officiellement adopter son point de vue ou des éléments essentiels de ces déclarations.

Peu de temps avant le début de la Marche de retour dans la bande de Gaza, des responsables du Fatah à Ramallah m’ont exposé un scénario qu’ils avaient planifié pour la Cisjordanie : des marches de masse d’enfants, de femmes et de personnes âgées mobilisées devant les barrières des forces de défense israéliennes pour les provoquer à tirer sur des « civils non armés ». Ces images horribles des « criminels de guerre israéliens » devraient être diffusées dans le monde entier.

Finalement, ce plan a été mis en œuvre à Gaza, pas en Cisjordanie. C’est le modus vivendi des ONG.

Mustafa Barghouti a préconisé pendant de nombreuses années une approche basée sur les résolutions de la Conférence de Durban. Dans ses entretiens avec la presse européenne, il décrit souvent Israël comme un État d’apartheid et appelle à le boycotter, à juger les colons et à engager une Intifada non violente contre Israël, mobilisant ainsi l’opinion publique internationale contre lui.

Cardiologue de profession, Barghouti a travaillé de nombreuses années à l’hôpital Al-Makassed, à Jérusalem-Est. Son nationalisme palestinien explique sa haine d’Israël et ses racines dans le parti communiste peuvent être à l’origine de son aversion pour les États-Unis. Mais il y a une différence entre sa haine d’Israël, au vitriol et violente, et ses déclarations contre les États-Unis, qui sont circonspectes et prudentes mais rejettent toutes les initiatives de paix américaines.

Il a créé un parti politique intitulé « Initiative nationale palestinienne. »

Sur sa page Facebook, ce parti déclare clairement son objectif : « adopter l’option de la résistance populaire [muqawama ] et la voie de la Libération, et modifier l’équilibre du pouvoir en Israël. »

Barghouti a participé à la création d’organisations de la société civile palestinienne. Le suivi de ses déclarations révèle un double langage. Dans les interviews en anglais, il se présente tel un libéral, un défenseur des droits de l’Homme qui « aide même Israël à changer de cap ». En arabe, il est sans concession, s’oppose à la normalisation avec Israël, est proche du Hamas.

Par exemple, dans une interview réalisée avec le Huffington Post, Barghouti a déclaré : « Il n’y a pas d’endroit dans le monde où l’apartheid est aussi systématique qu’il l’est aujourd’hui en Palestine…. C’est incroyable. Vous vous trouvez dans une situation où un mari et une femme ne peuvent pas être ensemble. Si un mari est originaire de Jérusalem et que sa femme est originaire de Cisjordanie, ou l’inverse, ils ne peuvent pas vivre ensemble. C’est ce que vous voyez être des actes de nettoyage ethnique. Nous nous demandons donc : comment inciter les Israéliens à changer d’avis ? Comment pouvons-nous les convaincre de mettre fin au système oppressif qui nuit à notre avenir et à leur avenir… ? Nous devons rendre leur système d’occupation pénible ; et nous devons rendre leur système d’occupation coûteux. Cela ne peut se faire que de deux manières : soit vous vous employez à la violence, ce avec quoi je suis totalement en désaccord, auquel je ne crois pas et qui, à mon avis, est contre-productif ; [ou] vous vous adressez à la non-violence et à la mobilisation des pressions internationales sur Israël, comme cela a été le cas avec le système d’apartheid en Afrique du Sud. Nous avons la même situation en Palestine. C’est pourquoi je parle de désinvestissement et de sanctions pour encourager la non-violence. C’est la seule façon de faire réussir la résistance non violente, grâce à une composante internationale, notamment aux États-Unis. Nous ne parlons pas de boycotter Israël, ni les Israéliens. Nous parlons de boycotter l’occupation et de désinvestir de l’occupation et de l’industrie militaire qui exploitent les gens, détruisent leur vie et consolident un système d’apartheid. »

En d’autres termes, la lutte non-violente est préférable à une lutte militaire, car elle suscitera la sympathie occidentale pour les Palestiniens et générera toute une série de pressions sur Israël qui le briseront comme ils ont brisé l’ancien système d’Afrique du Sud. C’est ainsi qu’il fait la comparaison entre Israël et le régime d’apartheid.

Cette déclaration a été faite en anglais pour le public occidental. Pourtant, à l’attention du public palestinien et en arabe, Mustafa Barghouti parle de manière totalement différente. En arabe, il soutient les organisations terroristes du Hamas, du Jihad islamique et du Front populaire.

Dans une déclaration spéciale faite à Palestine Today, Mustafa Barghouti déclare : « Israël est un “État terroriste” tandis que le Hamas est “flexible et pragmatique”. Un mouvement uni, harmonieux entre l’intérieur et l’extérieur et qui prend ses décisions de manière démocratique, libre et sans pressions extérieures. ”

Répondant à la reconnaissance par le président Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, Barghouti a choisi de publier un article sur le site Qods Net du Jihad islamique. Bien qu’en Occident il parle d’une lutte populaire du type de celle menée par Gandhi, sur le site du Jihad islamique, il parle d’« intifada populaire » de « muqawama en Palestine ».

Barghouti fait donc la distinction entre le plaidoyer à l’Ouest et le muqawama populaire jusqu’au bord de la violence – sans toutefois dépasser la limite, les lignes rouges que l’Occident ne peut accepter.

La grande ONG dirigée par Barghouti est la Société palestinienne de secours médical (PMRS). Elle a été créé en 1979, et Barghouti en a formulé les objectifs : « Une infrastructure sanitaire nouvelle pour combler les lacunes et les dégâts, souvent irréversibles, causés par des années d’occupation militaire israélienne. C’est une organisation à but non lucratif, volontaire et l’une des plus grandes ONG pour la santé publique en Palestine. »

Cette ONG joue en réalité le rôle d’un gouvernement. Elle fournit des services aux citoyens mais, en fait, c’est une arme efficace et menaçante qui aggrave les tensions et approuve des moyens soi-disant « non violents ».

Barghouti n’hésite pas non plus à utiliser un langage menaçant au sein de l’arène palestinienne. Il recourt par des tweets à de « fausses nouvelles » comme le nombre extravagant de blessés et de morts palestiniens.

Le pro-Palestinien Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste anglais (photo Sophie Brown, CC By SA 4.0)

Le jour anniversaire de la Déclaration Balfour, commémoré le 2 novembre 2017, Barghouti n’a pas dirigé ses paroles contre la Grande-Bretagne, mais a parlé en termes généraux des « forces colonialistes », c’est-à-dire de l’Europe dans son ensemble. Il a empilé des clichés anti-israéliens qui rappellent les slogans de l’antisémitisme classique et a dit entre autres : « Israël a été créé avec l’aide des forces colonialistes comme base pour leurs projets colonialistes dans la région et le nettoyage ethnique du peuple palestinien en 1948, l’implantation de la plus longue occupation de l’histoire moderne et le retranchement du pire régime d’apartheid dans l’histoire de la race humaine, et récemment : la destruction de la stabilité au Moyen-Orient. » 

Lorsqu’un conflit important éclate entre le Hamas et l’OLP au sujet d’un éventuel accord avec Israël, Mustafa Barghouti se rend à Gaza pour participer à des événements dirigés par les chefs du Hamas. Par contre, lorsque Mahmoud Abbas réunit le Conseil central de l’OLP et prononce des résolutions contre le Hamas, Barghouti boycotte les réunions et s’aligne avec le Front populaire et le Front démocratique, tout en coopérant avec le Hamas. Dans un article paru dans l’organe du Hamas al-Resala , Barghouti avait averti Abbas de ne pas prendre de mesures punitives contre le mouvement islamiste.

Après l’annonce de Trump sur Jérusalem, les Palestiniens ont affirmé qu’ils ne reconnaissaient plus le rôle des États-Unis en tant que médiateur dans le processus de paix. Quand Trump a annoncé que les États-Unis avaient l’intention de fermer le bureau de l’OLP à Washington, le ministre des Affaires étrangères palestinien, Maliki, a déclaré : « Nous avons dit à l’administration américaine : vous voulez fermer le bureau ? De notre point de vue, pas de problème ! Mais sachez que l’administration n’aura aucun rôle dans le processus de paix. Cela signifie que nous ne rencontrerons aucun responsable américain, quel qu’il soit. »

Maliki a décrit le plan Trump comme un plan visant à éliminer le problème palestinien. Il semble considérer la rupture des liens avec les États-Unis comme une mesure positive. D’ailleurs c’était sa position à l’époque du président Obama.

Soulignons que Maliki est très proche du Venezuela, le pays d’Amérique du Sud le plus hostile aux États-Unis et le plus proche de l’Iran.

Deux personnalités dirigent les activités civiles à Gaza, en particulier les récentes marches de retour : le militant de gauche Ahmed Abu Rteima, qui vit à Gaza, et le militant des Frères Musulmans, Zaher Birawi, qui dirige depuis Londres le Comité public pour les flottilles et les marches du retour.  Zaher Birawi est originaire du village Asira Shimalia, situé près de Naplouse. Il est membre d’un vaste réseau d’organisations islamistes de gauche en Europe. Il collabore également avec le mouvement islamiste en Turquie, est le principal organisateur et animateur du réseau Al-Hiwardes des Frères Musulmans à Londres et le porte-parole des flottilles à destination de Gaza. Euro-Pal Forum, est l’un des médias qu’il dirige.  Son but est de : « défendre les droits des Palestiniens et œuvrer pour obtenir une opinion publique positive et exacte sur la Palestine ».

Les relations avec la gauche européenne se reflètent dans de nombreuses déclarations de Jeremy Corbyn sur la question palestinienne et dans sa récente déclaration sur une page Euro-Pal envoyées aux musulmans de Grande-Bretagne il y affirme : « un gouvernement travailliste reconnaîtra l’Etat de Palestine”.

En conclusion, les réseaux d’ONG sont essentiels dans une société affaiblie comme celle existant sous l’autorité de l’Autorité palestinienne. Toutefois, ces ONG sont manipulées, reprises par des éléments très radicaux et forment un lieu propice à la propagande anti-israélienne devenant un véritable obstacle aux initiatives de paix américaines.

Sans le soutien de l’Europe, ces éléments radicaux ne pourraient exister. Les dégâts sont doubles car l’Europe absorbe leurs messages toxiques alors que toute relation éventuelle avec des éléments pragmatiques en Cisjordanie est obstruée par la domination de ces ONG sur le terrain.

Pinhas Inbari

 


Pour citer cet article 

Pinhas Inbari, « Les ONG palestiniennes, les Frères musulmans et l’extrême-gauche européenne  », Le CAPE de Jérusalem, publié le 20 novembre 2018: http://jcpa-lecape.org/les-ong-palestiniennes-les-freres-musulmans-et-lextreme-gauche-europeenne/


Illustration de couverture : Mustafa Barghouti avec des représentants socialistes européens (libre de droit).

NB : Sauf mention, toutes nos illustrations sont libres de droit.